Portrait

Après un bref parcours qui situe l’auteur et qui met en évidence les grands thèmes de ses livres, vous trouverez une bio-bibliographie plus complète où son travail est analysé au fil des ans.

Le parcours de Frank ANDRIAT (1958)

La rumeur rapporte que, lorsqu’il était petit — il devait avoir aux environs de deux ans — et que son grand-père le promenait dans les allées du parc Josaphat à Schaerbeek, Michel de Ghelderode poussa quelquefois son landau. Cet exceptionnel dramaturge lui insuffla-t-il le désir d’écrire ? Nul n’a jamais pu le vérifier.

Cependant, dès ses treize ans, encouragé par son professeur, l’écrivain Jacques Crickillon, il griffonne ses premiers poèmes et lance, peu après, avec des amis, une revue littéraire Cyclope à l’athénée Fernand Blum, où il poursuit ses études secondaires.

C’est là qu’il revient, après un passage nécessaire à l’Université Libre de Bruxelles, et c’est encore là qu’il enseigne le français aujourd’hui. La commune de Schaerbeek lui colle à la peau depuis plus de cinquante ans; même s’il s’échappe fréquemment en Gaume ou ailleurs pour écrire (une autre rumeur rapporte qu’il a fait plusieurs séjours au Mexique, en Espagne, à Madère, au Québec et aux Etats-Unis), Schaerbeek est le lieu où, sans cesse, il revient pour s’y balader, dans les allées du parc, dans les rues colorées et vivantes.

À fréquenter des personnes aux origines les plus diverses, il a appris que la vie est plurielle et que la rencontre de l’autre est source d’enrichissement, d’épanouissement. Dans ses livres, il dit l’importance que l’ouverture au vivant a pour lui : le Journal de Jamila exprime son rejet de toute attitude raciste, L’enfant qui chante est un émouvant témoignage sur la difficulté vécue par un adolescent projeté dans l’univers des homes, La remplaçante est un vibrant appel au dialogue entre enseignants et enseignés, La forêt plénitude relate une découverte émerveillée de la nature et de la vie intérieure. Rue Josaphat décrit la vie simple et quotidienne dans une rue populaire…

Avec ses élèves, il a réalisé des travaux sur Jean-Jacques Goldman, sur la démocratie, sur la déclaration universelle des droits de l’homme et sur l’Afghanistan, car il croit qu’il est important de s’engager pour la défense de l’humain et du partage entre riches et pauvres, entre Nord et Sud, entre hommes et femmes, entre jeunes et adultes…

Mais l’écrivain d’aujourd’hui n’aurait pas pu mûrir sans des rencontres et des amitiés : parmi tant d’autres, Albert Ayguesparse, André Doms, Jacques-Gérard Linze, Jean Muno, Thomas Owen l’ont encouragé à écrire, André-Paul Duchâteau et Mythic, avec qui il a composé des romans policiers, lui ont appris à construire une histoire, Bernard Gilson, John Ellyton, Marie-Paule Eskénazi, Michel Demeulenaere et Marielle Gens ont édité ses livres… Et, bien entendu, il y a ceux et celles qui ont partagé et qui partagent son quotidien sans qui il ne serait pas celui qu’il est devenu.

Tous ses écrits sont une manière de témoigner et de rendre hommage à la vie, à l’amour et aux autres, sans qui rien ne serait possible.

Deux caricatures de Donatien Ryelandt (2013) après la lecture des Profs au feu et l'école au milieu

Deux caricatures de Donatien Ryelandt (2013) après la lecture des Profs au feu et l’école au milieu

> Repères bio-bibliographiques

Dessin de Jean-Claude Servais, 2011.

Dessin de Jean-Claude Servais (2011)

Dessin de Nicolas Viot (7/10/2007)

Vu par Evelyne Crismer (1997)

Vu par Evelyne Crismer (1997)

Vu par Quentin Ghion (2003)

Vu par Quentin Ghion (2003)

Vu par Thibaut Zadina (2012)

Vu par Thibaut Zadina (2012)

Vu par Pierre Cornuel (2017)